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L'histoire de l'association commence par la rencontre d'un enfant pas tout à fait comme les autres et de son institutrice. A cette époque, Martine TELLIER est directrice de l'école et enseignante en petite section. Laurence LALANDE confie à Martine TELLIER que son fils Bruno commence à déchiffrer son alphabet et épelle les mots. Elle constate rapidement un décalage entre une apparente immaturité et des intérêts surprenants pour un enfant de cet âge, sans pour autant mettre un nom sur ce comportement paradoxal.

Les années suivantes sont chaotiques, compte tenu de l'incompréhension des enseignantes face à son mal être: Bruno n'aime pas l'école.

Après cinq années de travail et de réflexion sur le sujet de la précocité et du surdouement, l'association AEP 95 voit le jour.

Martine Tellier et Bruno Lalande - Ecole pour enfants précoces en île de france

Ce que nous savons de la précocité

Les enfants intellectuellement précoces peuvent présenter certaines caractéristiques :

  • Apprentissage précoce et rapide de matières comme la lecture ou les mathématiques.

  • Acquisition rapide et massive de vocabulaire

  • Capacité de mémorisation souvent hors du commun

  • Avidité pour la lecture, surtout des dictionnaires et encyclopédies

  • Difficultés grapho-motrices fréquentes et répugnance pour l'écrit (la main ayant du mal à suivre le rythme de la programmation mentale)

  • Tendance à avoir des camarades plus âgés et à aimer dialoguer avec les adultes

  • Questionnements multiples et constants, notamment sur les origines de l'Univers

  • Perspicacité dans les jugements portés à l'égard d'autrui

  • Grande sensibilité aux injustices

  • Sens de l'humour

  • Empathie

  • Aversion pour la routine

  • Passion fréquente pour les jeux de stratégie compliqués

  • Préférence pour le travail solitaire

Ces caractéristiques en font des enfants qui souvent dérangent lorsqu'ils ne sont pas compris :

  • Ils n'ont de cesse de poser des questions, le plus souvent pertinentes mais qui sont parfois jugées, à tort, insolentes.

  • En classe, ils sont rarement interrogés parce qu'ils savent tout et qu'il faut laisser répondre les autres. Ils apprennent plus vite ou savent déjà.

  • Quand ils ne savent pas et interrogent, la plupart du temps on leur répond que cela ne fait pas partie du programme et qu'ils aborderont ce sujet dans quelques années...


Les conséquences de ces spécificités

  • Dès lors, l'ennui s'installe parallèlement au rejet des autres ou au repli sur soi..

  • Progressivement, ils perdent tout plaisir à utiliser leur intelligence ou leur curiosité, ou refusent tout apprentissage.

  • Bien souvent pour ressembler aux autres et être acceptés ils renoncent à leur propre identité et développent une double personnalité, ce qui ne fait qu'accroître leur mal être.


Nos réponses

L'attitude des parents, éducateurs, enseignants, doit constituer un étayage au potentiel d'évolution de l'enfant sur tous les plans.
Le développement de l'enfant précoce dépendra de l'équilibre entre l'anorexie intellectuelle et la sur-stimulation.
Il est donc essentiel de garder en permanence en tête, les spécificités de ces enfants surdoués pour qu'ils gardent le goût d'apprendre sans "mettre en surchauffe" un moteur cérébral adapté aux régimes élevés. Il en va de leur épanouissement et de leur bien être.

  • Il faut donc continuer à susciter la curiosité et à répondre à ce besoin d'apprendre et de savoir qui procurera à l'enfant précoce, une forme de plaisir.

  • Il est également nécessaire de ne pas lui mentir, et l'humilité de l'enseignant devra lui apprendre que l'adulte qu'il sera, ne pourra pas atteindre l'omniscience (ce qui le rassurera et lui donnera confiance en lui).

L'expérience pédagogique de l'établissement Léonard de Vinci à Herblay nous a conduit à un modèle où, par la pratique d'un enseignement spécifique, nous tentons, avec un certain succès, de redonner aux enfants une conscience de la richesse qu'ils ont et de la potentialité qui en découle. Cependant, une fois cette forme de renaissance acquise, nous sommes dans une forme d'obligation de réinsertion.
En effet, les enfants une fois « reconstruits », devront réintégrer un univers fait de normalité, de routine et de son lot d'injustices. C'est pour cela que l'association a développé des projets d'ouverture et de solidarité en s'associant par exemple à l'UNESCO. Pour que l'enfant reconstruit puisse préserver l'image positive de ce qu'il est, au travers du regard de l'autre. Pour qu'à terme, s'instaure une démarche basée sur la solidarité des plus efficients envers les plus faibles. Pour qu'au travers d'une démarche humanitaire, le futur adulte prenne conscience de son obligation morale.
Pour que, dans sa construction, il intègre le fait que ses capacités peuvent être mise au service de son empathie naturelle tout en restant humble.

Sans aborder plus avant ici les approches pédagogiques ou éducatives, terminons par quelques notions générales de prise en charge thérapeutique


L'inhibition intellectuelle de l'enfant

C'est un facteur clé dont dépend l'équilibre évolutif de la personnalité et le pronostic social. La réadaptation scolaire sera d'autant plus facile que la prise en charge sera précoce, à un moment où le retard dans les apprentissages ne semble pas encore insurmontable, et que le milieu scolaire sera informé, souple et tolérant.

  • Il sera essentiel de reconnaître l'inhibition, de déterminer son périmètre (global ou en secteurs), sa variabilité et son retentissement sur le développement de l'enfant selon l'âge d'installation.

  • Il faudra rechercher les facteurs déclenchant et les facteurs d'entretien tels que le rôle éventuellement inhibant du milieu familial ou scolaire.

  • Il faudra enfin décider d'une éventuelle prise en charge en concertation avec les parents et d'éventuels partenaires environnementaux de l'enfant.

Cette approche sera menée dès la prise en charge de l'enfant à la suite d'un test et d'un entretien avec un professionnel de santé.

La reconstruction de l'image de l'enfant

Trop souvent l'enfant précoce possède une image de lui, particulièrement négative. Lorsque la distorsion entre son QIV (Quotient Intellectuel Verbal) et son QIP (Quotient Intellectuel Performance) est trop importante, l'enfant sera victime de ce que JC Terassier nomme dysynchronie.
L'enfant se pensera « nul » car son esprit constatera la difficulté de mise en œuvre de ses capacités.
De plus, les « brimades » rencontrées dans le monde scolaire l'auront parfois enfermé dans un système dépréciatif (terme exact péjoratif).
A force de s'entendre dire « tais-toi », « ta remarque n'a pas de rapport », « on ne comprend rien à ce que tu dis », l'enfant s'est souvent retranché sur lui-même.

  • il s'agira donc de mettre en place une approche bienveillante permettant à l'enfant de pouvoir s'exprimer sans être rabroué.

  • l'écoute et la mise en place d'outils de communication permet également aux enfants de s'exprimer plus aisément qu'au travers de l'écrit. Il s'agit alors de développer la restitution par l'oral, le QCM, l'informatique…

Cet accompagnement sera réalisé tout au long de l'année au travers de personnel formé aux concepts de la pédagogie bienveillante et d'éducateurs spécialisés.
Dans certains cas, il faudra cependant que les enfants atteints de troubles parfois avérés soient suivis par des professionnels de santé et ainsi palier des problèmes de dyslexie, dyspraxie, dysorthographie, dysphasie mais aussi des problèmes pouvant être résolus par l'orthoptie .